NaNoWriMo 2020 : pourquoi je me lance enfin ?

NaNoWriMo 2020 : pourquoi je me lance enfin ?

Bonjour à tous ! 

Début octobre, j’ai pris une GRANDE décision ! J’ai décidé que cette année, je me lançais enfin dans le NaNoWriMo ! 

Qu’est ce que c’est que ça ?

Pour ceux qui ne connaissent pas le Nano, c’est littéralement : le National Novel Writing Month ou le mois national d’écriture de roman. C’est un challenge créé par Chris Baty en 1999 qui propose d’écrire un projet de 50000 mots. Le concept même de l’idée est “la quantité, plutôt que la qualité”. C’est un challenge à portée internationale : peu importe le genre, le but est de se fixer un objectif de mots et d’essayer de le réaliser durant le mois de novembre. Il n’y a rien à gagner, ou quelques petits lots, mais le but est vraiment de se lancer : s’asseoir et écrire, tout simplement. C’est une réelle communauté qui se motive ensemble, qui se partage, etc … Vous pouvez vous inscrire sur le forum officiel pour valider votre participation et gagner un petit diplôme si l’objectif est atteint. 

Pourquoi je vais le faire aujourd’hui ?

J’ai découvert ce concept sur le blog de mécanismes d’histoires il y a quelques années. J’étais hyper enthousiaste, elle explique parfaitement le concept, elle nous présente sa préparation, ses impressions, etc … J’avais adoré l’idée de ce challenge mais à cette époque, je n’avais pas encore mon histoire assez mûre pour oser me lancer. Et le défi me semblait irréalisable. Mais aujourd’hui, c’est différent. Mon histoire est bien clair dans ma tête, mon envie est débordante et j’ai besoin d’un vrai déclic, d’un objectif clair pour me lancer vraiment. Pour faire venir la quantité. Ce concept, très controversé, est à mon sens, une bonne façon pour oser se lancer. Et surtout, j’ai le recul nécessaire, je pense, pour essayer. Je vais tenter d’arriver au 50000 mots, mais je sais que si je n’y arrive pas, ça ne sera pas un échec : j’aurai écris X mots, j’aurai avancé et j’aurai surtout fait évoluer l’histoire. Je suis donc pour l’instant pleine de bonne volonté et surtout heureuse d’avoir un “objectif” qui me permet de passer le pas. D’arrêter de commencer et recommencer pour faire le début parfait pour l’histoire parfaite, mais simplement écrire. 

Le NaNo, bonne ou mauvaise idée ? 

Il est vrai que cela semble étrange d’écrire sans se soucier de “la qualité” et ne penser qu’à la quantité. D’ailleurs, j’ai lu un très bon article sur pourquoi ne PAS y participer de laplumedunvoyageur. C’était une façon de voir le Nano dans l’autre sens, de bousculer un peu les nombreux avis “c’est super, c’est génial” et une façon ironique d’en parler et ses arguments sont tout à fait justes et permettent de prendre un peu de recul sur le challenge. Il a également écrit un article sur pourquoi y participer tout aussi intéressant. 

Je pense vraiment que c’est une bonne idée si on le prend avec du recul. Je ne pense pas qu’il faut participer au Nano en se disant, le 30 novembre j’aurai un roman de bout en bout parce que bon personnellement je pense que c’est impossible. Il faut le prendre comme une motivation, un moyen de lancer voir terminer le premier jet. Tout d’abord parce que nous ne sommes pas seul pour une fois, mais des milliers dans le monde à se lancer en même temps. C’est motivant et de nombreux événements sont organisés durant cette période. Bon cette année cela risque d’être plus compliqué mais la magie des réseaux aidera à garder des liens, partager son expérience et se motiver. 

Je suis une personne qui est plus efficace dans le stress. J’ai besoin de deadline, d’objectif pour lancer la machine. Typiquement, j’ai eu un premier (faux ?) lancement pour le concours de Librinova. J’avais une date, et je me suis lancée. Cela m’a permis de comprendre les blocages que j’avais pour commencer et j’ai revu le début. Je n’ai pas pu présenter la participation de qualité que j’aurai voulu mais j’ai appris, corrigé et je vais pouvoir recommencer sur de bonnes bases.

Nous avons tous nos vies pro/scolaire, perso, etc … Bon certes, 2020 aide pas mal aussi pour régler “ce détail” : je suis à Paris, je dois donc être chez moi à 21 heures. Cela réduit considérablement ma vie sociale et me permettra donc de suivre plus assidûment le challenge et d’avoir plus de temps pour l’écriture qu’à l’accoutumée. Disons que je vais éviter les courtes nuits et être plus fraîche au bureau le lendemain, il faut toujours voir le bon côté des choses ! 

Je suis donc prête pour me lancer dans cette grande aventure. Je vous raconterai mon bilan, si j’ai réussi ou pas le défi des 50000 mots et ce que j’ai tiré de cette expérience. 

Et vous ? Avez-vous déjà participer au NaNoWriMo ? Participez-vous cette année ? Qu’en pensez-vous ?

Dites-moi tout !   

J’écris des histoires !

J’écris des histoires !

Aujourd’hui, j’ai envie de parler de ma passion numéro 1, avant même celle de lire ou de manger : écrire. J’ai vraiment commencé à écrire à l’âge de douze ans. Des poèmes, des petites phrases … au début c’était très light, un moyen simple d’extérioriser mes pensées et les nombreuses idées qui se bousculaient dans ma tête de pré ado. 

Comment cela a commencé ?

Puis, vers 13/14 ans, j’ai eu mon propre ordinateur. Et là, un nouveau monde m’est apparu : celui des fanfictions et des récits qu’on publie simplement sur internet et qui peuvent être lus par pleins de monde. J’en ai lu des tonnes, des centaines sur des dizaines de sujets différents. Je trouvais cela passionnant de découvrir les récits des fans sur des univers déjà existants. Ces nombreuses histoires regorgeaient de possibilités. Et j’ai eu envie de me lancer moi aussi. De nombreux forums permettaient de lire et de publier ses propres versions. J’étais inscrite sur beaucoup. J’ai publié plusieurs histoires, sur des univers et sujets divers. Grâce aux commentaires, j’ai pu progresser énormément.

Dans le style, les idées … j’ai osé oser, tout simplement. Ce n’est pas parce que l’univers de base était déjà existant que je ne pouvais pas apporter de nouvelles choses. Des heures et des heures de lectures, d’écriture, d’essais, … J’écrivais en cours, dans le métro, dans ma chambre. Sur des carnets, sur des feuilles volantes, sur mon ordinateur, … Partout, tout le temps, et c’était super !

On ne s’en rend pas compte à cet âge-là, mais on a énormément de temps pour soi (bon écrire pendant les cours c’est pas très recommandé je vous l’accorde). Une fois les cours, les devoirs et les activités terminés, il nous reste encore tellement de temps pour faire ce qui nous plait. Maintenant dans la vie active depuis quelques temps, je regrette ce temps béni, de ne pas avoir pu en profiter d’avantage. Je suis obligée de restreindre mes heures de sommeil pour pratiquer ma passion au mieux, et parfois, au réveil, je le regretterai presque. 

Pourquoi écrire ?

Et bien tout simplement … car j’adore ça ! J’ai toujours imaginer des histoires : le soir avant de m’endormir, en attendant mon arrêt dans le métro. J’adore imaginer la vie des gens que je croise aux terrasses des cafés ou dans les transports : qu’est ce qu’ils aiment dans la vie, quels métiers font-ils, quelles relations ont-ils avec leurs familles, leurs conjoints… Cela m’intéresse et stimule mon imagination.

J’ai toujours aimé lire et j’ai toujours eu cette envie de réussir un jour à écrire ma propre histoire de bout en bout. Une histoire bien menée qui fasse rêver quelqu’un d’autre que moi. Je pense que ça serait la consécration si une personne un jour me dit : ton histoire m’a évadée/fait rêver/ transportée … je suis ouverte à plusieurs choix 🙂

Le plaisir d’écrire, de donner vie à une histoire, à des personnages qu’on a imaginé, c’est quand même une sacrée expérience. 

Qui lit mes histoires ?

A part pour ma récente participation à un concours d’écriture, où j’ai demandé l’avis d’une des mes meilleures amies, mes proches ne savent pas ce que j’écris. Je n’aime pas trop leur en parler car ça me met bêtement la pression. J’accepte totalement la critique sur mes écrits, c’est grâce à cela qu’on apprend, grâce aux nombreux conseils du Net que j’ai progressé. Mais si j’arrive à prendre du recul face à la critique d’inconnus, je n’ai pas encore envie de me confronter à l’avis de mes amis et de ma famille. En plus, ils ne sont pas forcément fans de lecture ou des genres littéraires que j’explore. Cependant, ma meilleure amie qui m’a relu et conseillé pour le concours, m’a beaucoup surprise. Pas spécialement fan de ce genre de lecture ni de livre en général, elle a su me donner des conseils très justes et pertinents et je me suis rendu compte que je l’avais bien sous estimée ! Et que ce n’était pas si terrible de se confronter à l’avis de ses proches, ils ne vont pas forcément être dans le jugement.

Et vous ?

J’ai très envie de faire un article plus poussé sur les personnes qui écrivent, celles qui publient leurs histoires ou celles qui le font uniquement par plaisir. Ce qu’ils aiment dans l’écriture, pourquoi écrire, comment s’y prendre, pourquoi publier ou d’ailleurs pourquoi ne pas vouloir être publié, etc … 

Là je vous raconte mon petit point de vue, mais j’aimerai vraiment aller plus loin. Si vous souhaitez témoigner, n’hésitez pas à m’envoyer un mail 🙂 J’ai hâte de vous lire et d’échanger avec vous !! 

Dites moi tout !

ALERTE : J’ai participé à un concours littéraire !

ALERTE : J’ai participé à un concours littéraire !

ALERTE : J’ai participé à un concours littéraire !

Comme je vous l’avais expliqué, je me suis lancée dans l’écriture de mon roman (mon bébé on va pas se mentir) ! Depuis le confinement, j’ai fais énormément de recherches, j’ai lu beaucoup de livres liés à l’univers que je crée (je n’arrive jamais à conjuguer ce verbe ne m’en voulez pas) et j’ai commencé une multitudes de premières versions. Et, le 3 juillet, Librinova a lancé, en partenariat avec Babelio et les éditions La Martinière J.Fiction, un concours Fantasy Young Adult. Et je me suis dis … C’est un signe ! Ce concours collait parfaitement à mon histoire ! Il fallait proposer les trois premiers chapitres (le manuscrit n’avait pas besoin d’être terminé), un synopsis détaillé de l’histoire et une description approfondie de l’univers et des personnages. Ok facile ! (ahah vous la voyez l’excitation qui prend le pas sur la raison ?).

J’ai donc enfin calmé les recherches et l’écriture de mon plan détaillé pour me lancer dans l’écriture pure et dure. Pour le synopsis, l’univers et les personnages, c’était assez simple car je les avais déjà plus ou moins écrits pour moi-même. En ce qui concerne l’écriture des chapitres, c’était une autre histoire. J’ai eu plusieurs faux départs, je voyais le temps défiler, le travail et les vacances passer sans réussir à démarrer correctement le roman. Je me suis mis une pression de dingue et je commençais à désespérer.

Et enfin, quelques jours avant la fin du concours, l’illumination est arrivée. Et en à peine 2 soirs, j’avais rédigé les trois premiers chapitres. Il restait 24 heures et je me suis dis qu’il fallait que je confronte mon histoire avec une personne extérieure. Je n’aurai pas assez de temps pour l’arranger parfaitement mais je ferai déjà une correction plus poussée qu’avec uniquement mon avis, plus du tout objectif. 

J’ai donc demandé à une de mes meilleures amies, qui n’est pas une grande lectrice, justement pour ce détachement, de lire et de me donner son avis. Elle serait intransigeante et objective. Je ne présente jamais mes écrits à mon entourage. Depuis toutes ces années, j’ai publié plusieurs histoires sur des forums ou sur wattpad. Les conseils et critiques d’inconnus ne me dérangent pas, bien au contraire, ils m’ont beaucoup aidés toutes ces années à me corriger et à me perfectionner. Mais mes proches, c’est beaucoup plus délicats pour moi. Ecrire c’est une grande part de moi-même, mon jardin secret, que je préfère garder jalousement pour moi. J’étais donc en stress puissance mille. 

Mais j’ai eu raison de lui montrer, elle a été bienveillante mais tous ses conseils et toutes ses remarques étaient justes et elle m’a beaucoup aidé. Je n’ai pas pu apporter tous les changements qu’elle m’a conseillé par manque de temps. Mais je sais pertinemment que la version finale sera modifiée dans son sens et surtout qu’elle lira souvent l’avancement (la pauvre elle ne le sait pas encore mais c’est dit !) 

Et le jour J arrive, et j’ai eu l’idée (stupide !) de vouloir corriger une dernière fois directement sur la plateforme au lieu de le faire simplement sur mon fichier initial. Il faut savoir que j’étais en attente de mon nouvel ordinateur et j’ai dû publier ma participation avec mon ordinateur qui a plus de dix ans et qui est très fatigué. Et au moment de publier, je me rends compte que mes dernières modifications ne sont pas passées. Il reste 30 minutes avant la fin du concours, je dé publie pour modifier avant de re publier, tout bug, rien ne fonctionne et mon coeur lâche. J’arrive même pas à atteindre le site via mon téléphone. Même internet m’a lâché, de plus, le site doit saturer. Je me dis que tout est fichu ! Mais il en faut peu pour m’abattre. Je me rappelle qu’en ayant lu le réglement lors du lancement du concours, ils proposaient d’envoyer notre participation via mail si besoin (merci Librinova !). Ni de une, ni de deux je retrouve l’adresse que j’ai noté dans mon carnet de notes diverses (le papier les amis, désolé les arbres, mais il n’y a que ça de vrai et ma manie de tout noter “juste au cas où”). En cinq minutes j’ai pu renvoyer ma participation via mail. J’avais eu la bonne idée d’enregistrer sur mon drive la version finale avant de publier la première fois, et j’ai bien fait. 

Et une fois le mail envoyé, je suis partis me coucher, épuisée de stress et de frustration. Rincée comme si j’avais fais un marathon. Dès le lendemain, une gentille demoiselle de Librinova m’a répondu et m’a confirmé qu’elle avait bien reçu ma participation. J’ai aussi remarqué que la V1 était finalement passée sur la plateforme. Ce n’est pas la finale mais la plupart des corrections étaient présentes, c’était donc une petite victoire. 

 Les six lauréat.e.s bénéficieront de prix exceptionnels :

– Le premier prix remportera un accompagnement éditorial avec un éditeur et un contrat d’édition avec les éditions La Martinière J. Fiction. Son roman sera présenté au salon Livre Paris 2021. (Le rêve absolu, n’est-ce-pas?)

– Les 5 lauréat.e.s suivant.e.s seront invité.e.s à participer à une masterclass personnalisée organisée par les éditeurs et auteur.e.s de Martinière J. Fiction. Ils remporteront la publication de leur livres en numérique chez Librinova. (Supers seconds prix également !)

Les résultats seront annoncés en novembre 2020. Je n’ai pas la prétention d’espérer remporter un prix, car après avoir laisser quelques jours de côté le début de l’histoire, j’ai relu et je me suis rendu compte que ça ne partait finalement pas correctement. De nouvelles idées ont émergée pour un début qui collait plus avec ce que je voulais écrire. De plus, il y a de nombreuses participations et de très bonnes histoires présentes. Mais je suis contente d’avoir réussi, c’est une satisfaction personnelle. Je regrette un peu forcément de ne pas avoir proposer une version plus chiadée. Mais ce n’est pas grave, en 3 jours, c’est quand même une belle perf ! Et surtout, ce concours m’a permis de me “forcer” à lancer la machine et de lâcher prise. Je retardais beaucoup le commencement de l’écriture car j’avais peur. C’est idiot, me diriez-vous et à juste titre, mais j’étais tellement le nez dans les recherches et la construction du plan que me lancer dans l’aventure me terrifiait, alors que c’est habituellement la partie que je préfère.

Maintenant, la machine est lancée grâce à ce concours, j’ai déjà modifié le début pour partir sur de bonnes bases, me lancer enfin dans l’écriture pure m’a permis de revoir les choses sous un autre angle et pas uniquement sur mon plan. Je ne pense pas qu’on ait un retour sur nos participations si nous n’avons pas remporté de prix, ce qui aurait pu être une immense chance. Mais bon j’en tire que du positif d’un point de vue personnel.

J’ai hâte de découvrir les lauréats ! Connaissiez- vous ce concours ? Avez-vous participé ou lu les histoires publiées ? Avez-vous déjà participé à un concours ? Qu’en pensez-vous ?

Dites-moi tout 🙂 

#2 La recherche, la documentation et la maturation du projet

#2 La recherche, la documentation et la maturation du projet

Le roman que je suis en train d’écrire, je l’imagine et je le réfléchis depuis plusieurs années. Il a eu plusieurs versions et il évolue encore constamment. C’est tellement grisant. Tellement fort. Créer son propre univers, ses propres personnages. C’est à la fois excitant et terrifiant.

Cela faisait donc plusieurs années que je commençais à raconter cette histoire mais très rapidement, je me retrouvais bloquée. Et souvent je me demandais pourquoi mon inspiration me lâchait, elle qui était pourtant si vive et si omniprésente. La réponse m’est apparue il n’y a pas si longtemps. Je manquais cruellement de “bases solides”. On imagine pas un monde fantastique en tapant frénétiquement sur son clavier après le boulot sous le simple coup de l’inspiration. Il faut d’abord savoir où aller et comment y aller. On arrivait en fin de confinement quand cette idée lumineuse (et pourtant si évidente) m’est apparu. Mon petit cerveau ne pouvait tout simplement pas organiser correctement mes idées et apprendre tout seul des choses qu’il ne connaissait pas ou peu.

L’univers

J’ai donc sortit un carnet, j’ai ouvert Google, et je me suis lancée. Mais cette fois, j’avais un plan : faire des recherches ciblées sur chacun des aspect de l’univers, établir une trame cohérente pour le déroulé du récit et commencer à bâtir cette histoire qui me trotte dans la tête depuis trop longtemps. (Oui, écrit comme cela, même moi ça ne me fait pas trop rêver)

J’ai terminé cette étape il y a peu et je suis ravie de voir que, malgré des recherches vastes et intenses (je ne saurai vous dire combien d’heures cela m’a pris), j’arrive encore à me surprendre en faisant des connexions diverses et imaginer de nouvelles choses à partir de toutes ces informations. C’est magique ! (Et jouissif !

En réalisant mes recherches, les idées fusaient et se mettaient en place si facilement que je me demandais à chaque fois : mais pourquoi tu n’as jamais fais ça avant franchement ? 

Et en 2020, il n’y a rien de plus simple : internet, un carnet et un stylo (version 3.0 : internet et un drive). Personnellement, je préfère avoir mes recherches couchées et structurées sur papier, sinon je me serai perdue. 

J’ai donc décortiquée chaque aspect de l’univers que je voulais écrire. Petit spoiler sur mon roman : il concerne la sorcellerie et les sciences occultes au sens très large du terme. J’ai donc fais beaucoup de recherches historiques d’abord. Définition de la magie, de la sorcellerie, l’histoire des sorcières, les sorcières aujourd’hui, les anges, les démons, etc… Puis comme j’ai procédé comme un entonnoir : d’abord la sorcellerie, les sorcières, les rituels, les pouvoirs, les croyances, les “outils” (pierres, plantes, éléments, …), et j’en passe.

Une fois ces bases établies, j’ai approfondie chacune de mes intrigues : familiales, amoureuses, magiques, etc … Je me suis renseignées sur tous les sujets les concernant.

Il faut noter quelques choses : chaque recherche va impliquer et étoffer plusieurs parties de votre histoires. Les intrigues, les personnages, les lieux, etc … En fait, à chaque découverte, cela nourrissait tous les champs de mon histoire et c’est cela qui était PASSIONNANT. Chaque information m’inspirait un peu plus et donc alimentait facilement mon histoire. Notez aussi que j’avais déjà une connaissance disons “basique” de plusieurs sujets que je traitais : astrologie, magie, etc … de part mes nombreuses lectures et connaissances diverses. Cela orientait donc facilement mes recherches et facilitait l’insertion dans mon univers. Mais j’imagine que cette règle est universelle, consciemment ou pas, nous écrivons sur ce qui nous inspire, nous intrigue, nous donne envie donc nous avons déjà un bagage existant. Et même si on ne s’en rend pas vraiment compte ou même s’il est faible, il est bien là et n’attend que d’être renforcé. 

Lorsque j’ai une intrigue à développer, je la décortique également : début (“la source”), milieu (perturbation) et fin (résolution). Puis en retranchant les diverses recherches, l’histoires se met naturellement en place. Les intrigues évoluent, se renforcent et propose même des « perturbations » ou « résolutions » différentes. 

Les personnages

Puis arrive les personnages, ils sont déjà présents depuis un moment dans votre esprit et se sont déjà développés. Peut-être même que vous avez déjà une idée claire sur leurs aspects physiques ou leurs personnalités. Mais il faut bien approfondir certains traits que l’on ne maîtrise pas forcément. Sachez que vos recherches précédentes ont déjà beaucoup nourris vos personnages de plusieurs manières. Il est cependant important de se centrer beaucoup sur eux. Je n’aimais pas trop faire les fiches personnages, très honnêtement, ça me bloquais un peu. Mais j’ai aussi découvert durant cette “période d’approfondissement de l’histoire” que, et bien, c’est tout de même indispensable. J’ai vu sur le net des fiches personnages larges et variées, des techniques différentes qui m’ont bien aidés aussi (moi la spécialiste de l’écriture instinctive). J’ai donc beaucoup lu sur le sujet (comment organiser l’écriture a été une grande recherche à elle seule pour ma part) et je me suis lancée dans ma propre rédaction de fiches personnages, qui n’en sont pas vraiment d’ailleurs. Ce qui est merveilleux avec l’écriture, c’est qu’il y a autant de façons de faire que d’écrivains. Il n’y a pas de règles, juste celle qui vous convient. Allez voir comment font les autres, cela donne des idées et lancez-vous dans votre propre conception de création de personnages. Les premières fois ne seront peut-être pas réussies, mais ça viendra. Inconsciemment, vos personnages reflètent des parties de votre personnalité et celles de vos proches ou de personnes que vous avez croisés. Et il y a un univers dans lequel ils vont évoluer et qui va vous influencer et vous aider dans leurs évolutions. 

Par exemple, j’avais une idée précise des traits de caractères principaux de mes personnages. Cependant, les termes “courageux”, “tourné vers la famille” ou “antipathique” rappellent plus la création d’un Sims que le caractère d’une personne. J’avais dû, en amont et pour la cohérence de mon histoire, définir des dates de naissances à certains personnages. Je me suis donc amusée à faire le thème astrale (c’est étrange oui mais très intéressant), chose très simple à réaliser grâce à notre ami Internet ( perso je me suis tournée vers Evozen). Et beaucoup de choses dans ces thèmes se sont avérés utiles pour les rendre plus crédibles et “moins parfaits”. Ils avaient déjà chacun un passé dans mon esprit, une histoire qui leur était propre et qui justifiait des aspects de leurs personnalités. Mais les différentes informations recueillies grâce à cette pratique m’ont permis de nourrir mes personnages de différentes façons, que je n’aurai sûrement pas explorer sans cela. Et surtout, on a tendance (en tout cas moi) à faire de nos héros des supers warriors (bah je les aime que voulez-vous) et nos méchants des personnes très très vilaines et antipathiques juste pour le kiff. Mais les personnes parfaites sont franchement chiantes, il faut l’avouer, et les très très méchants sont bien plus intéressant quand on ne peut pas s’empêcher d’adorer les détester (pour leur bons côtés mais aussi parce qu’ils sont le reflets des pires facettes de nous-même).

C’est en créant ces fiches à ma manière et en ne m’interdisant rien que j’ai découvert que finalement, c’était une des parties les plus intéressantes et qu’elle apportait un vrai plus à mon histoire. 

Création de la trame (ou le plan) 

Cette étape est le résultat de votre histoire additionnée à vos recherches (que je développe bien plus ici). Vous aviez votre histoire initiale, puis les recherches, les nouvelles idées et la finalisation de vos personnages vont ont guidés vers d’autres horizons et ont naturellement nourris chaque aspect de votre roman. Maintenant, il reste “plus qu’à” les assembler de manière chronologique (ou pas d’ailleurs) pour mettre en forme l’histoire. Là nous avons attaqué une bonne partie du fond.

Voilà, tout est dit ! Une dernière chose tout de même : évidemment cela semble plus “évident” de s’attarder sur des recherches approfondies lorsque l’on écrit un roman fantastique ou un polar (nous ne sommes pas tous enquêteurs ou spécialistes du fantastique). Mais une romance par exemple justifie également une recherche importante : des personnages encore plus recherchés, par exemple, sur le plan émotionnel pour éviter les clichés ou un univers professionnel à développer (vous n’avez peut-être pas envie de parler de votre propre boulot). 

Il faut donc juste retenir une chose : la seule règle, c’est qu’il n’y en a pas et c’est ça qui est génial !

Et vous ? Que pensez-vous de la recherche avant d’attaquer l’écriture ? Comment procédez-vous ? Dites-moi tout !

#1 Le Carnet de bord

#1 Le Carnet de bord

Aujourd’hui, je vais vous parler et vous expliquer plus en détail en quoi consiste mon carnet de bord

Je suis actuellement en train d’écrire un roman (ce mot qui fait si peur) et je voulais un endroit où je pouvais raconter mon expérience en “direct live”, laisser une trace et pourquoi pas aider d’autres écrivains en herbe comme moi (je n’ai clairement pas la science infuse, ni la recette miracle malheureusement, mais les nombreux témoignages que j’ai trouvé m’ont beaucoup aidés, alors pourquoi pas faire de même). Il faut savoir que nous sommes en mai 2020 et que j’ai à peine entamé l’écriture de l’histoire. Vous pourrez donc suivre mon aventure en temps réel ! Et je fais un peu la maligne à mettre la charrue avant les bœufs non ?

Je vous expliquerai comment je m’y prends : les recherches, la création de la trame, l’écriture et ses péripéties, etc … 

Je vais donc commencer par le commencement.

Comment je suis arrivée à me lancer ? 

Lorsque j’ai commencé l’écriture j’avais 12/13 ans (j’en ai 27). C’était à l’époque une passion instinctive et ce procédé a duré plusieurs années. J’avais une idée, j’y pensais quelques jours et je me lançais. L’incertitude et la sensation de ne pas savoir où aller étaient libératrices. Le but n’était pas réellement de raconter des histoires de bout en bout finalement mais plutôt de me lancer et laisser l’histoire me surprendre moi-même. Donc pendant longtemps, j’écrivais “au talent”, un peu comme quand on va à un examen sans avoir beaucoup révisé et qu’on décidait de laisser faire le destin (l’histoire de ma vie, même s’il y a eu quelques loupés, à ne pas reproduire chez soi, évidemment). 

Alors pour écrire des histoires d’amour à l’eau de rose tout droit sorties de l’imagination de adolescente guimauve que j’étais, ça fonctionnait pas mal mais cela m’a surtout appris à écrire, au sens très large du terme. Apprendre à décrire une situation, un lieu, une émotion. Cela a été très instructif mais absolument pas productif. J’ai un nombre incalculable d’histoires inachevées, voire à peine entamées. J’écrivais surtout beaucoup de fan fiction. Partir d’une situation déjà existante me permettait de contourner le côté imaginatif de la construction d’un univers propre pour me focaliser sur l’intrigue. Et avouons le pour me concentrer principalement sur l’écriture d’histoires d’amours impossibles (Hermione et Drago, une fan avec un membre d’un groupe célèbre dont je tairai le nom même sous la torture, etc…). J’avais un côté fleur bleue très prononcé comme vous pouvez le constater. C’était passionnant de retravailler un univers ou des personnages que l’on aime ou que l’on admire et de se les approprier (il faut que je fasse un article sur les fanfictions tiens). Puis les années ont passées et les idées se faisaient plus précises sur quel genre d’histoires je voulais écrire. Cela a prit un peu de temps, partagé entre mon amour des mondes imaginaires et magiques face aux grandes histoires d’amour guimauve. 

Depuis la fin de mon adolescence, j’essaye d’améliorer mes écris, je tente d’autres horizons, je me suis essayée à des petits concours d’écriture, j’ai publié sur wattpad…  

L’Histoire

Et enfin, j’ai trouvé l’histoire que je voulais vraiment raconter et développer, celle pour laquelle j’ai vraiment ressentis le besoin d’en parler jusqu’au bout et de tout donner. Et surtout l’envie « incontrôlable » de la faire vivre. J’ai l’idée depuis plusieurs années, sans jamais réussir à la commencer réellement, à la construire totalement. L’idée de base est restée la même mais les personnages, l’univers, les intrigues ont évolués avec moi et récemment j’ai senti qu’elle était prête dans mon esprit. Prête pour le grand départ ! 

Donc je me suis lancée dans la phase de recherches et de documentations (plus de détails ici) puis par la création de la trame (ou le plan). Une fois que ces deux étapes seront finalisées, je vais attaquer la rédaction, ou devrais-je appeler cela “l’étape la plus dure et la plus enivrante qu’il soit”. Mais la plus concrète.

Le carnet de bord sera donc l’endroit où vous retrouverez l’avancée de mon projet, ma façon de faire, mes doutes et interrogations (il y en aura sûrement … et beaucoup) et si vous avez des questions ou envie de partager votre expérience, je serai ravie de les lire !